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Look into my eyes, it's where my demons hide. FT. Margeary

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(#) Ven 20 Juil 2018 - 10:52
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☇ Arrivé(e) en ville : 13/07/2018
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Look into my eyes, it's where my demons hide.
Margeary & Kaï



Jour 3, Semaine 1, Lune 10


Une fumée blanche et épaisse s’élève au dessus des somptueuses écuries de Hautjardin. Torse nu et portant un tablier de cuir par dessus ton pantalon, ainsi que des bottes hautes, ta peau hâlée est recouverte d’une fine couche de sueur, tachée à quelques endroits de poussière. Tu as accepté de remplacer le maréchal habituel, ce dernier étant souffrant. Marteau à la main, tu utilises ainsi tes muscles puissants afin de battre le fer rougis par le feu, déposé sur l’enclume. Le cheval blanc accroché juste à coté de toi est splendide, s’imposant de toute sa prestance en t’observant préparer son fer. Une fois formé, tu le trempe dans l’eau fraiche et t’affaire à le déposer aussitôt sous le sabot de l’animal qui, docilement, te l’offre sans broncher. Tu le fixes avec précaution, si concentré dans ta tâche que tu ne repères pas la présence qui s’infiltre à l’autre bout du couloir des écuries.

C'est soudainement que le sabot de l'équidé semble devenir dix fois plus lourd. Tu perds ainsi toutes tes forces et ton souffle se coupe. Des souvenirs s'insèrent alors violement dans ton esprit en bousculant les autres. Tu ne les as pas vraiment vécus. Et tu n'étais pas non plus là il y a quelques secondes. Tu es dérouté, perdu, déstabilisé, désorienté. Le sabot de l'animal qui, muni de son sixième sens a su sentir quelque chose d'anormal, t'échappe. Tout comme ton marteau et ta poignet de clou qui s'étalent avec fracas au sol. Le cheval, déjà sous pression, prends peur et se cabre en hennissant. La longe à laquelle il était attaché se casse alors, se libérant avant de partir au grand galop.

Ses sabots claquent sur les pavés et c'est ce qui te sort de ta transe. Tu sais où tu es à présent ; A Hautjardin. Mais comment? Pourquoi? Ton regard océan se porte sur le cheval qui, après avoir fait demi-tour, te fonces désormais dessus. Tu t'apprêtes à l'esquiver en te mettant sur le côté mais la présence un peu plus loin derrière toi tu la ressens à présent, sans même l'avoir aperçu. Tu ne pourras jamais l'arrêter, c'est certain. Alors tu te retournes et fonces sans réfléchir en direction de la jeune femme au milieu du couloir. « Attention! » Lances tu avant de lui bondir dessus, de l'attraper par le bras et de plaquer son dos contre le mur d'un box ; Un peu brutalement. Ton corps fait ainsi barrage, surplombant largement le sien. L'animal passe alors à toute vitesse derrière toi et frôle ton dos, te bousculant un peu en te collant d'avantage à elle.

Tu soupire, soulagé, avant de te rendre compte de la situation. Ton visage est tout proche du sien, au point que vos souffles s'entremêlent. Tu plantes ton regard luisant d'un bleu océan dans le sien et tu la reconnais. Margeary Tyrell? Impossible. C'est impossible. Tu t'éloignes subitement d'elle, comme si tu avais vu un fantôme. « Lady Tyrell... je... je suis navré. » Tentes tu de dire, bafouillant presque.







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(#) Ven 20 Juil 2018 - 11:11
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Kaï & Margaery

Des chants, des cris, des fleurs, des litres d'alcool. La fête battait son plein, ce soir à Hautjardin. Margaery Tyrell venait d'épouser Renly Baratheon, oncle du nouveau roi et probable futur roi lui-même. Tout cela avait un sens comique ou dramatique, je n'aurais pas sur le dire. Il était sympathique, il était troisième dans l'ordre de succession, mais il n'était pas le roi et moi c'était tout ce que je demandais, être reine. J'étais Margaery Tyrell, ah non Baratheon depuis cet après-midi, depuis que j'avais dit oui devant le septon. Finalement après une soirée bien remplie, je m'éclipse. J'espère secrètement que Renly me rejoigne, même si j'ai de sérieux doutes au vu de sa relation avec mon frère Loras.  J'attends ce qui me semble une éternité, avant de me rendre à l'évidence, il ne viendra pas. C'est dommage, moi qui avais toujours rêvé d'un beau mariage, avec un homme qui accourrait dans mes draps pour me faire plein de petits héritiers... mais apparemment ce n'était pas dans ses plans : ce n'est pas comme ça que je voyais les choses! Je décide de me rhabiller. Je n'ai vraiment pas sommeil; alors je décide de ressortir prendre l'air. Savoir où j'en suis et réfléchir un peu sur ce qui m'attend!

Je sors discrètement du château n'ayant aucune envie d'être suivi par un garde. Je souhaite être tranquille, sans avoir quelqu'un pour me rappeler que ce n'est pas judicieux de se promener ainsi, à cette heure tardive et seule. Je suis dans une ruelle non loin des festivités qui perdureront tout au long de la nuit et pendant plusieurs jours et je les entends ces cris et ces chants. Je souris légèrement, mais pars dans la direction opposée. Je vois la fumée blanche s'échapper des écuries. Il y a encore du monde pour travailler aussi tard? Je m'avance tranquillement, imaginant déjà les rumeurs qui courront dès demain et qui courent déjà peut-être sur ce couple improbable que nous formons. Je vois la lumière des torches passaient par la porte des écuries. Je m'avance à pas feutrés, souhaitant rester discrète, je ne sais pas ce qu'il m'attend, mais la curiosité prend le pas sur la raison et je rentre. Je vois un homme plus loin, de dos. J'aperçois ses longs cheveux blonds, son dos nu, ses muscles saillants. Ma respiration s’accélère et je l'observe travailler durant un moment, avant qu'il ne lâche son marteau, le fer du cheval, les clous et je sursaute, les mains devant ma bouche, dont pas un son ne sort. Des fourmis me parcourent le corps durant un instant, c'est ce moment que la Corneille a choisit pour me renvoyer dans mon corps, mais n'ayant aucun souvenir, je mets ça sur le compte de la surprise devant la chute des objets des mains de l'homme devant moi. Le cheval se cabre, sa longe lâche et il se retourne vers nous, enfin vers lui, il va foncer sur le maréchal-ferrant ... Mais au lieu de s'écarter, il se retourne et court vers moi. J'aperçois rapidement les yeux bleus de l'homme, avant qu'il ne me plaque contre l'une des portes de box. Son souffle sur mon visage me fait comprendre que nous sommes beaucoup trop proches, mais le cheval passe très près de nous alors il se rapproche davantage encore. Il se rend finalement compte de qui je suis, il bafouille, visiblement pas plus à l'aise que moi présentement. Il se recule rapidement.

- Baratheon a dire vrai, depuis cet après-midi.

Je prends sur moi pour ne pas rougir de l’événement et pour garder contenance, je tente de défroisser ma robe et de l'épousseter, alors qu'il n'y a rien à épousseter, mais pour le principe et pendant ce temps-là je ne le regarde pas!


- Qui dois-je remercier de m'avoir ainsi sauvé la vie ?

Je lève enfin les yeux vers lui en lui parlant, avec un sourire plutôt subtil.

 
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(#) Sam 21 Juil 2018 - 12:34
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Margeary & Kaï



Jour 3, Semaine 1, Lune 10


Tu ne sembles vraiment pas à l’aise et, finalement, tu bénis la situation de te donner un semblant d’excuse. Oui, habituellement une telle scène ne t’aurais guère dérouté, elle t’aurait même plutôt amusé et tu en aurais joué, et ce même si il s’agit là de Margeary Tyrell ; Ton audace et ton savoir vivre bien à toi n’ont en effet aucunes limites, tu es fidèle à ton naturel – du moins à ce qu’il en reste. Néanmoins tu es entrain de vivre quelque chose de déroutant, de terrifiant. Tu ne sais plus faire la différence entre réalité et irréalité, entre vérité et mensonge. Tu es perdu dans ton propre esprit, dans tes propres souvenirs et même dans tes sentiments. Opressé. Tu te noie dans l’incompréhension et les mots de la jeune rose n’arrangent clairement rien. « D… depuis cet après midi… » Souffles-tu dans un murmure à peine audible, pour toi-même. Margeary Tyrell c’est marié cet après midi à Renly Baratheon… Bon sang, cela voudrais dire que tu te trouves en l’an 298. Tu aurais donc regagné 6 ans de ta vie ? Pourquoi ? Comment ? Voila alors que tu te rappel de ton étrange rêve duquel tu as été happé, où Mia te demandais de retrouver ta fille et de sauver votre monde ; Est-ce elle qui t’a donné une seconde chance ? Ou peut être est-ce les dieux ? Tu n’en as aucune idée. Quoi qu’il en soit tu inspires profondément pour reprendre contenance et assurance. Tu ne veux pas passer pour un fou en agissant encore ainsi ou en posant des questions incroyablement incompréhensives ; Si ce n’est pas déjà trop tard. Peut être sors-tu de l’auberge en cette soirée? Peut être as-tu abusé un peu trop de la boisson ? Ou peut être es-tu tombé sur la tête ? Il y a forcement une explication. Forcement.

« Pour être exact j’ai surtout failli vous tuer… » Répliques tu finalement avec une pointe d’ironie, te détendant, avant de demander un peu inquiet. « … vous n’êtes pas blessée au moins ? » Tu t’inclines très légèrement ; Une brève révérence, loin de celle d’un noble et loin de celle d’un simple roturier. « Je me nomme Kaï ma dame, et je travail pour lord Baratheon. » Finis tu par répondre. Puis tu te redresses, posant avec précaution tes yeux de l’intensité de l’océan sur elle pour l’observer plus en détail, sans toutefois être trop insistant. Les cicatrices qui marquent ton torse, une barrant ton pectoraux gauche et une marquant ton épaule droite, ainsi que celles de ton dos, n’ont rien de celles d’un maréchal ferrant ; Ni tes mots et ton comportement d’ailleurs. Tu as peut être une bien piètre apparence ainsi vêtu et salie, mais tu dégages quelque chose ; Une prestance, une aura. Un mystère.

Tu tournes enfin la tête vers le bout de couloir, où le cheval s’est échappé, pour constater qu’il est sorti par la grande porte. Bon sang ! Tu passes une main dans tes cheveux mi-longs, embêté. « Je devrais d’ailleurs rattraper son cheval avant qu’il ne me pose d’avantage de problème. » Puis tu la regardes à nouveau, intrigué par autre chose. « Vous… » Et jettes un regard de l’autre coté du couloir afin de vérifier si tu n’as pas loupé quelque chose, comme la présence d’une autre personne par exemple, avant de reporter ton attention sur elle. « …Vous ne devriez pas être accompagné par des gardes lady, ou du moins par la présence de votre époux ? » T’interroges-tu en penchant très légèrement la tête sur le coté ; Ignorant les faits. Tu as connaissances de la liaison de Renly et du chevalier des roses, mais tu n’imaginais pas qu’il puisse abandonner sa nouvelle épouse le soir de ses noces ; En l’apprenant tu serais même capable de lui en toucher deux mots, alors que ce n’est guère ton rôle.







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(#) Dim 22 Juil 2018 - 0:00
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Kaï & Margaery

Je crois l'avoir entendu répéter "cet après-midi" comme si il en était surprit.

- Vous devez être le seul homme de Hautjardin à ignorer que je viens d'épouser Renly Baratheon.

... Et ne pas en profiter pour avoir une bonne raison de faire la fête, par la même occasion. Je ne sais où me mettre, je n'aime pas cette situation. Je n'ai aucun contrôle et ça ne me plaît pas. Et ce qu'il dit n'arrange rien quand il dit qu'il a faillit me tuer. Je ne vois pas immédiatement où il veut en venir, jusqu'à ce que je me souvienne du bruit, approfondi par le fait que l'endroit soit quasiment vide, des clous et de son marteau qui tombent au sol ce qui a effrayé le cheval évidement. Il a raison, mais le fait qu'il m'est sauvé la vie a fait balancé mon avis à son sujet.

- Oui, vous avez raison, je devrais littéralement vous hurler dessus pour ce geste malheureux!

Je ne peux m'empêcher un sourire. Il est vrai qu'il a lâché ces instruments pour une raison qui m'échappe, mais il s'est fort bien rattrapé, alors je ne peux décemment pas le blâmer. Et pour achever de me convaincre, il me demande si je ne suis pas blesser.

- Je vais on ne peux mieux, grâce à vous. Mais il est passé si près, c'est plutôt à vous que je devrais poser la question : Comment allez vous ?

Il me dit ensuite qu'il travaille pour mon époux. Je m'étonne d'autant plus qu'il ne sache pas quel jour nous sommes. J' arque un sourcil sous la surprise et l’incompréhension. A croire que ce genre d'évènement n'est pas le centre du monde des gens. J'en oublie parfois que les gens ont une vie et que nous ne sommes que leur seigneur et non le centre de leur monde : Comme leur propre mariage n'aurait aucun intérêt pour moi, il est normal que le mien n'en ai pas davantage pour eux. Mais d'un côté cela me froisse quelque peu. J'aime être le centre d'intérêt. Tout le monde ne devient pas reine après tout. Égocentrique ? Oui un peu, je suppose!
Kaï ? Un bien étrange prénom pour un westerosi, sans compter sa carrure de géant et son regard. je n'ai jamais vu un tel regard. En interrogeant sur son état, je me suis avancée un peu de lui et j'ai enfin remarqué ses yeux. Je déglutis difficilement n'ayant jamais vu un regard aussi expressif, aussi étrange, aussi intriguant.
Il passe la main dans ses cheveux et je comprend que quelque chose l'inquiète et j'ai bien vite la réponse à ce qui le préoccupe, le cheval.

- Oui vous devriez peut-être en effet. Je serais navrée d'avoir à expliquer à mon époux à quel point son maréchal ferrant est incompétent, si il est effrayé par un cheval.

J'étais loin d'avoir comprit pourquoi il avait réagit ainsi. Peut-être s'expliquerait-il, ou peut-être pas. Il devrait effectivement aller chercher ce cheval, et en même temps je souhaitais qu'il reste ici à discuter. J'étais censé être accompagnée de mon époux à l'heure actuelle, mais je me satisferais de la compagnie de cet homme. Il me regarde et me demande si je ne devrais pas être accompagné par des gardes ou par mon époux. Comment dire que je me serais fort bien acquitté de la tâche d'une femme nouvellement mariée, mais que ce n'était pas dans les plans de l'époux! Autant ne rien dire! Je comptais bien avoir un hérité avec cet homme, même si je n'étais pas à son goût, c'était de son devoir et du mien.

- Il était bien trop heureux de cette nouvelle union à fêter avec ses amis pour être en état de m'accompagner où que ce soit! Quant aux gardes et bien j'ose espérer que vous ne me ferez pas regretter de ne pas leur avoir demander de me suivre!

Je souris de plus belle, amusée aussi bien par l'homme qui ne se démonte pas de dire se qu'il pense devant moi, comme de la situation.

-Allons chercher ce cheval! Si il arrive jusqu'au labyrinthe dieu sait combien de temps il nous faudra pour l'en sortir!

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(#) Jeu 26 Juil 2018 - 13:38
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Margeary & Kaï



Jour 3, Semaine 1, Lune 10


Tu te demandes surtout si tu es le seul homme de Hautjardin à vivre ce que tu es entrain de vivre, ou si tu es tout simplement entrain de devenir fou. Mais tu t'efforce à reprendre contenance, à paraître un temps soit peu normal puisque elle semble l'être.

Alors lorsqu'elle parle de te hurler dessus et qu'elle te sourit d'une manière quelque peu espiègle, tes lèvres s’étirent également et un de tes sourcils se hausse ; Rendant ton expression malicieuse et presque provocatrice.  « Si cela suffit à me faire pardonner ne vous gênez pas, je suis prêt à subir toutes vos remontrances. » Puis alors qu'elle s'avance un peu tu inclines légèrement la tête de façon à la remercier de son inquiétude, répondant à sa question.  « Rien de mal ma dame, j'ai connu pire. » Et ton apparence ne dit pas le contraire ; Tu ressembles d'avantage à un soldat qu'à un roturier.

Tu ne baisses pas les yeux, tu te permets même de figer ton regard d'azur dans ses pupilles clairs ; Comme si vous étiez sur le même pied d'égalité. Tu as toujours été ainsi, tu ne cherches pas à la traiter différemment sous prétexte qu'elle est une lady. Tu ne retiens donc pas tes mots, ni tes actions. Et tu n'es ainsi guère vexé par les siens ; Prenant même ça à la rigolade. « Et bien je me donnerais comme excuse que, habituellement, j'ai plus tendance à ferrer les hommes que les chevaux... » Déclares-tu dans un premier temps, lui expliquant indirectement que maréchal-ferrant n'est pas ton métier, mais que tu es tout bonnement forgeron. Entre autre. Puis tes yeux dévient un bref instant sur l'esquisse de son décolleté, sans aucune gêne, pour constater qu'elle porte un bien somptueux bijou ; Offert par Renly un peu plus tôt dans la journée. Alors ton regard se relève vers son visage et ton sourire s'étire au coin de ta lèvre, avant d'ajouter.  « …et parfois les femmes d'ailleurs. La broche vous plait-elle? » Dévoilant ainsi que tu es à l'origine de cette oeuvre précieuse et délicate. Ça peut paraître bien étrange d'ailleurs qu'un homme comme toi soit capable de révéler un tel rendu, tu en as conscience. Ta carrure fais de toi, et ce d'une manière inconditionnelle, une brute épaisse ; Les bijoutiers normaux ne te ressemblent pas - mais fais tu seulement partie de la normalité? Tes yeux posés sur elle semble dire tout le contraire.

Enfin tu hausses un sourcil intrigué lorsqu'elle t'explique que son époux préfère fêter sa nouvelle union avec ses amis. Bon sang. Là d'où tu viens ça ne serais jamais arrivé. Jamais. La famille et l'honneur des siens ont bien trop d'importance à vos yeux, même aux tiens ; Ton père était la seule exception. Puis tu fais comme si elle n'avait pas insinué que tu étais capable de lui faire regretter de se balader sans protection, amusé par son audace et sa provocation. Alors tu entres volontiers dans son jeu. « Du peu que je connais de Hautjardin, elle est un lieu sur... mais si cela peut vous rassurer, et si danger il y a, j'interviendrais une nouvelle fois pour vous venir en aide. »

Tu es étonné qu'elle te propose son aide, et en même temps agréablement surpris. Si tu penses qu'un refus de ta part aurait été plus raisonnable, tu ne peux finalement guère te soumettre à ta raison, sous peine de la froisser et de te décevoir. Oui, en vérité tu n'en as pas envie. La jeune rose désir de la compagnie et toi... toi tu désir des réponses. Peut être pourra t-elle te les donner au travers de questions détournées? Tu acquiesces alors d'un geste de la tête et répliques. « Cela serait bien embêtant en effet. Laissez moi quelques instants. »
Tu te retournes donc, dévoilant à ses yeux de chats ton dos étonnamment barrés de cicatrices, avant de ramasser rapidement les quelques clous et le marteau qui traînaient au sol. Tu es prévoyant et, en se faisant, évite d'autres ennuis si quelqu'un venait à se blesser avec de tels objets. Puis tu te débarrasses de ton tablier de cuir trop encombrant, attrapes ta chemise d'un beige sable légèrement ouverte sur le devant, avant de l'enfiler en la rejoignant.

...
Vous voila donc sortie des écuries et entourés des ténèbres de la nuit. Néanmoins la lune ronde vous illumine et vous permet de voir les environs colorés par les jardins. Au loin la musique entraînante résonne encore et tu crois même entendre des gens chanter. Pourquoi n'as-tu pas participé aux festivités déjà? Ah oui, le travail. Décidément, dans un sens ou dans un autre, tu es vraiment fou ; Toi qui aimes, ou du moins aimais, par dessus tout t'amuser. Oublier. Tu te racles très légèrement la gorge alors que les images sanglantes de Mia traversent vaguement ton esprit, avant de te concentrer sur l'environnement et de déclarer. « Si je peux me permettre, lady, à votre place j'aurais profité de cette once de liberté pour fêter cet événement avec mes propres amis. » Tu poses ton regard sur elle en lui souriant malicieusement, continuant à marcher. « Les femmes du Bief sont-elles soumise aux décisions de leurs époux, au point de passer leurs noces en compagnie de la solitude et de l'ennui? » Il n'y a rien de méchant, ça se voit. Tu la taquines et tu prends de toute évidences des risques. Tu ne connais pas la jeune femme ; Tu ne connais pas son caractère, ni ses potentielles réactions. Tout ce que tu sais c'est qu'elle est seule et troublée en cette soirée, et que les roses ont des épines. Tu souhaites d'ailleurs étrangement qu'elle les retourne contre toi. Pourquoi? Peut être es-tu masochiste, ou si compatissant que tu désir lui changer les idées ; Et ce par n'importe quel moyen.







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(#) Jeu 9 Aoû 2018 - 16:05
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Kaï & Margaery

Il va bien, c'est le principal. Il a un peu trop de repartie pour moi et je me retrouve bien embêtée pour lui répondre, alors je garde simplement mon sourire accroché aux lèvres. Durant un instant je crois qu'il parle de ferrer es hommes dans le sens de les tuer, mais rapidement je comprends où il veut en venir, il est forgeron, ce qui se confirme quand il évoque le bijou que j'ai autour du cou, il sait y faire avec le fer et la joaillerie. Il a des doigts de fée. Mais pas sur que ce soit chose à dire à un homme de sa trempe.

- Oui pas trop mal. Je crois que le bijoutier ne s'y connait pas vraiment en détail subtil, mais ça fera l'affaire!

Je pose ma main devant ma bouche comme si j'avais dit une bêtise, sans me départir de mon sourire. Néanmoins il s'attarde un peu trop longtemps sur ce fameux bijou, il a l'air ailleurs, alors je viens chercher son bras pour répondre à la suite de ses affirmations :

- Vous serez mon chevalier servant, dans ce cas.

Cela faisait très enfantin, vous en conviendrez, mais après tout si il avait l'occasion de me protéger d'un nouveau malheur il serait bien mon protecteur. Il a bien été capable de s'interposer entre un cheval et moi ce qui n'est pas commun. Lorsque je lui propose d'aller chercher ce cheval, il me demande un instant et je le vois se déshabiller. Mon regard est irrémédiablement attiré par son dos zébrée de cicatrices. Il enlève son tablier et passe une chemise qui recouvre son dos, ses bras, mais laisse apercevoir son torse. J'avale difficilement ma salive, lorsque je vois peu à peu ses muscles recouverts par le tissu. Cet homme est unique, à n'en pas douter!

Nous sortons des écuries. Il a l'air étonné par ce que je lui raconte. Mais sa réponse me refroidit. Si mes yeux pouvaient lancer des éclairs ils le ferraient sur le champ.

- Je crois que vous ne connaissez pas vraiment les femmes du Bief pour oser dire une chose pareil. Nous aimons seulement profiter du temps que nous n'avons pas à leur côté, profiter un peu du calme. Et je rajouterais que pour ma part les cancans de "mes amies" ne m'intéressent pas.

Je n'avais que rarement eu de véritables amies. Et que diraient elles ces amies si elle me voyait ainsi sans mon époux. Je n'aurais peut-être pas du sortir ce soir finalement. Et si il allait colporté que Renly ne m'avait pas honoré le soir de nos noces, sans serrait finit de nous deux, mais étrangement j'avais envie de faire confiance à cet homme. Je ne pensais pas qu'il puisse répéter quoi que ce soit!

- Et puis cette soirée ne s'annonce pas aussi terrible que ça. Elle a mal commencé, mais elle peut très bien se terminer sous de meilleurs auspices.

Je me rends compte que je ne sais pas vraiment à qui je m'adresse, ce n'est quand même pas banal. Il est forgeron certes, mais son métier ne fait pas l'homme je viens déjà de le constater. Si il m'a dit s'appeler Kaï, c'est déjà bien!
Nous avançons d'un pas léger. Je reprends son bras, comme si je m'adressais à un vieil ami. Son caractère me plaît. Il ose me parler franchement et j'apprécie cela, c'est plutôt rare.

- D'où venez vous ainsi, pour si mal connaître cette contrée et ses habitantes?

 



PLus haut, plus fort
Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
©️ Joy
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(#) Jeu 16 Aoû 2018 - 19:26
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Margeary & Kaï



Jour 3, Semaine 1, Lune 10


Dans un sens ses doutes ne sont pas faux ; Tu sais aussi bien ferrer les hommes pour les protéger, que les ferrer pour les envoyer dans l'autre monde. Mais tu te dispensera de le lui dire, ton activité de mercenaire se voulant resté secrète ; D'autant plus que tu sais choisir tes clients, privilégiant la justice afin d'épargner au mieux l'innocence. Tu ne veux plus passer pour le monstre que tu étais.
Puis un léger rire s'échappe d'entre tes lèvres alors qu'elle parle de ton œuvre "pas trop mal", nullement vexé par la remarque que tu sais taquine. Tu renchéris même. « Pardonnez le, il n'est qu'un homme après tout. » Tu es en effet persuadé que les femmes ont plus de goûts pour ces choses là. Vous les hommes vous ne vous attardez justement pas sur les détails ; Du moins c'est ce que tu essayes de faire croire.

Car ce contact là n'est qu'un détail, qu'un geste qui aurait dû te paraître commun. Pourtant ce sont des frissons qui traversent ton bras alors qu'elle s'empare de lui. Tu la regardes, intrigué et fasciné par cet air enfantin et pourtant si mature. Cette femme a quoi, à peine un tiers de ton âge? Alors pourquoi la regardes-tu ainsi, avec tant d'intensité? Pourquoi tes mots se bloquent-ils de cette manière dans ta gorge? Pourquoi t'attires t-elle de cette façon unique et bien étrange? Ça pourrait être ta fille bon sang! A l'idée tu détournes les yeux et te racles légèrement la gorge, dérangé, avant d'accepter son offre et de te changer. Si les dieux le veulent, son chevalier servant tu seras.
...

Vous êtes donc là à marcher dans la pénombre de Hautjardin, bras dessus bras dessous, à la recherche d'un majestueux équidé dont la vie est bien plus précieuse que la tienne ; Même si vous semblez plutôt faire semblant puisque aucun de vous n'est concentré. Vous vous amusez en effet à vous taquiner et toi tout particulièrement. Tu ne sais pas vraiment ce que tu cherches à faire, c'est naturel et spontané chez toi. Peut être désir tu la découvrir? La tester? L'amadouer? Ou au contraire la faire fuir? Vu sa réaction elle fait une bien piètre proie ; Peut être est-elle tout bonnement la prédatrice... Son regard te transperce en effet et tu frémis, haussant un sourcil taquin pour ne pas paraître déstabilisé. « Je ne voulais pas vous offenser lady. » Déclares-tu en guise d'excuse, accompagnant tes mots par un bref hochement de tête respectueux.

Ses prédictions sur la suite de la soirée t'étonnent et t'amusent ; Ton sourire s'étirant avec malice et moquerie. Dans d'autres circonstances tu aurais pris ses paroles pour des avances, mais tu sens que cette jeune femme est encore bien trop pure pour avoir ton esprit mal placé. Alors, pour ne pas paraître obsédé ou ingrat, tu te contentes d’acquiescer d'un geste de tête.

Puis, alors que vous continuez votre recherche, du moins votre balade, elle finit par te poser une question plus personnelle. Tu détournes alors légèrement la tête pour observer les environs, paressant gêné, mal à l'aise. Tu n'as pas l'habitude de parler de toi, alors encore moins de ton passé. Puis finalement tu reposes tes yeux d'azurs sur elle et lui sourit gentiment. « D'une contrée suffisamment éloignée pour que vous ne la connaissiez pas, elle et ses habitants. » Réponds-tu dans un premier temps, te parant de malice et d'une provocation mystérieuse pour camoufler ta gêne. « Je suis de l'Est, ma dame. » Ajoutes-tu simplement en restant évasif, avant de détourner ton attention un peu plus loin et de trouver par chance le meilleur moyen d'éviter d'autres questions de ce genre ; Tu préfères laisser ton passé derrière toi, voir même te mettre de coté. Aujourd'hui tu es Westerosi, et tu mourras Westerosi. « Ah, voila notre évadé! » Lances-tu, libérant doucement ton bras de son emprise et te mettant de nouveau à respirer.

L'animal se tient à quelques mètres de l'entrée du labyrinthe, broutant l'herbe rafraîchit par la soirée. Bon sang, tu prie pour qu'il ne prenne pas peur et n'aille pas se cacher dans ces interminables couloirs boisés. Tu avances ainsi avec précaution, le prévenant de ta présence par de doux claquements de langue et quelques mots. « Tout doux mon beau, ce n'est que moi. » Déclares-tu doucement alors que l'équidé relève soudainement la tête dans ta direction. Il te fixe avec ses grands orbites sombres, ses naseaux soufflant l'air épais et angoissé de ses poumons. Tu avances encore tandis qu'il reste immobile, méfiant. Il se détend aussitôt que tu eu attrapé son licol, tapotant généreusement son encolure pour le féliciter de sa bravoure. « C'est bien, brave bête. » Si seulement tu pouvais parler et me dire ce qu'il s'est passé. Pensas-tu. Car ces événements restent un mystère et n'arrangent rien au trouble que te procures la jeune femme que tu regardes de nouveau. Ses longues boucles rousses, son air angélique, ses yeux captivant. Respire. « Et bien, il faut croire que je ne finirais pas pendu! » Lances-tu ironiquement en te rapprochant d'elle en compagnie de l'étalon.







When your dreams all fail and the ones we hail are the worst of all, the blood’s run stale. This is my kingdom come. | © Chai Kaï
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