Le Forgeron et l'Epée au Lion

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(#) Jeu 27 Sep 2018 - 22:57

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Nathaniel Orsan et Tywin Lannister

 
Le Loup est mort. Le Loup est mort et le Lion triomphe, s'en est fini et bien fini, Ned Stark est mort, décapité, tué par un gamin capricieux, incapable de percevoir les malheurs que son geste vient de déclencher. Se sera la guerre, encore la guerre, toujours la guerre.
Mes yeux se portent alors instinctivement sur la mer, calme elle, douce, tranquille, apaisée, la mer, voilà bien la première fois que j'y mets pourtant les pieds, mon frère y est mort et je suis plus un homme de la terre qu'un marin enivré qui passe son temps à boire pour oublier la sottise de son existence. Enfin tous ne peuvent être à mon niveau, doté d'un tel talent.
Le cri soudain, strident, d'une mouette me ramène cependant au passé, le passé récent avec le bruit assourdissant du fer qui se heurte, les flammes qui montent haut, si haut dans le ciel, la fumée qui occulte tout, le sang, les larmes mais aussi la victoire, ma victoire qui permet d'oublier si vite tous les sacrifices, toutes les privations pour l'euphorie de ce simple mot victoire.
Pris dans ce tourbillon guerrier, ma main se serre sur le pommeau de l'épée que je porte, elle n'est pas mienne, du moins, pas encore. Je soulève la fourrure qui la recouvre et ne peux m’empêcher de m'émerveiller même à mon age devant le travail splendide des anciens maîtres de Valyria car dans mes mains, qui plient dangereusement sous le poids de l'objet, se trouve Glace, l'épée ancestrale de la famille Stark.
La voilà la raison de mon voyage, une simple épée, un stupide outil qui me fait prendre le risque de traverser les mers, attaquer par les pirates qui infestent ces eaux, oui c'est vrai mais quelle noblesse cependant.
Notre famille, ma famille a été depuis longtemps, trop longtemps privée d'épée en acier valyrien. Durant des décennies nous avons été la risée des Maisons de Westeros car tous possédaient la leur excepté nous. Non pas parce que nous n'en avions jamais eu mais car mon ancêtre Tommen II, encore un incapable, l'a perdue en fouillant l'antique Valyria, mon frère a d'ailleurs laissé sa vie pour tenter de la retrouver, mais rien, toujours rien, jusqu'à aujourd'hui.
Car maintenant je vais faire de cette épée chère aux Stark, l'emblème de ma famille, l'épée des Lannister, voilà pourquoi je vais voile vers Volantis, car c'est seulement en ce lieu d'Essos que se trouve les derniers forgerons capables de travailler ce métal si rare, Mestre Pycelle m'a d'ailleurs conseillé un certain Nathaniel, espérons qu'il soit à la hauteur, sinon le vieillard recevra dans sa chambre une visite inopportune sitôt mon voyage achevé.
« Terre !!! » hurle soudain la vigie.
Au loin, je vois alors peu à peu apparaître les premiers bâtiments, les voiles des vaisseaux, voilà donc Volantis, il était temps, temps que la grandeur redevienne notre, et que l'honneur bafoué de mon sang soit lavé. Enfin !

 
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(#) Dim 30 Sep 2018 - 0:00
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Le forgeron et l'épée au lion
Nath & Tywin





Mon atelier est trop bien rangé. Preuve en est de l'épée qui vient de me tomber sur l'épaule, son tranchant m'attaquant sérieusement la peau. Rien qui ne guérira pas, mais àa me fait une tunique de plus à repriser. Ou à faire repriser, parce que si je manie le fer à merveille, le fil et l'aiguille restent deux grands mystères pour moi. Bref, je jette un coup d'oeil rapide à mon épaule, essuyant le sang qui coule de la plaie - une belle écorchure, rien de plus - avant de reposer l'épée de façon tout aussi branlante sur son support et retourner à la lame que j'étais en train de forger  avant que tout cela n'arrive. Rien d'exceptionnel, une commande basique pour un client du coin. Ou l'aubergiste. Ma rétribution? Une semaine de repas gratuits dans son auberge, c'est toujours ça de pris.
Sauf que je sens que je ne la finirai pas aujourd'hui, cette épée. Parce qu'une troupe de mini-pousses débarque dans mon atelier, malgré les 50fois où j'ai dit à ces petits sauvageons de ne pas venir jouer ici, le fracas de leurs pas s'arrêtant brusquement quand le petit chef se retrouve assez près de moi pour que je remarque ses cheveux blonds paille.
"Qu'est-ce que j'ai déjà dit, Wil?!"
"Y a un bateau Nath. J'pensais que ça t'intéresserait."
Un bateau avec des passagers débarquant de l'autre monde, oui, tout à fait. Un bateau d'esclavagistes et leur cargaison, moins. J'ai bien cru ma dernière heure arrivée quand j'ai du expliquer à l'un de ces maquignons que j'ai bien trop de principes pour leur fabriquer les fers enchainant ces malheureux qu'ils appellent leur marchandise.
"Un bateau du continent?"
Il pique tout de même ma curiosité, et je repose mon marteau, me redressant pour m'intéresser à lui, et à sa petite bande.
"Un bateau avec des voyageurs, oui-da! ... J'peux avoir mon argent du coup?"
Je le considère un instant, hésitant à le reprendre pour son empressement - alors que bon, j'suis pas mauvais payeur le concernant, je crois -, avant de laisser tomber, me disant que dans cette ville, on court tous après l'argent, histoire de vivre jusqu'au lendemain.
J'essuie mes mains couvertes de cendre et de poussière à l'aide d'un torchon qui fut blanc autrefois avant de sortir de mon atelier, la petite bande en rang d'oignons derrière moi, pour entrer dans la pièce qui me sert de lieu de vie. Je sors une pièce d'une bourse dissimulée dans un endroit que je garde secret, et hésite une seconde avant d'attraper une miche de pain et ressortir à l'extérieur. Si j'arrive à finir cette lame, j'ai une semaine de repas d'assurés, j'peux me passer d'une miche de pain.
"V'là ton argent. Et ça c'est pour vous, les p'tits." Ma main s'arrête à mi chemin, sous les yeux pleins d'envie des plus jeunes. "J'ai pas le temps d'aller aux quais, tout de suite. Allez donc voir si personne ne cherche un forgeron, ou un maréchal ferrant. En échange du pain."
Je retourne à mon atelier, pour me retourner vers les gosses qui n'ont pas bougé.
"Allé filez!"












Nathaniel Orsan


Blacksmith from Volantis


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(#) Mar 9 Oct 2018 - 2:38

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Nathaniel Orsan et Tywin Lannister

   
Voilà enfin Volantis !
Quelle ville sale et nauséabonde, digne en cela de Port-Réal !
J'ai l'impression de toujours penser cela dès que je m'éloigne de la fraîcheur des bois ou des murs de mon Roc pour m'approcher de ces lieux de débauches et de vices que sont les villes.
La rampe de débarquement est mise, tachée de souillures diverses dont je préfère évité la provenance, mes bottes heurtent enfin le sol pavé de l'autre continent et visiblement l'effet de mon armure et de ma personne font grande impression parmi les paysans et la populace, ce n'est apparemment pas tous les jours que de grands seigneurs Westerosi débarquent en ces lieux.
La foule attroupée s'écarte peu à peu sur mon passage et celui de mon escorte et je me demande déjà comment faire pour trouver ledit Nathaniel.
Je n'ai nulle envie d'aller dîner et pratiquer toute les mondanités d'usage avec les hautes autorités de la ville pour leur soutirer cette information, chaque heure passée en cet endroit est une heure pendant laquelle mes ennemis peuvent frapper, tuer, détruire et mettre à bas l'édifice d'une vie, ma vie.
A peine me fis-je ces réflexions, qu'une bande de gamins des rues m’assaillent, un ramassis de mendiants prêt à vous faire les poches pour un rien, cependant je suis d'humeur joyeuse et la maigreur affichée par certains d'entre eux m’émeus, je demande alors à un de mes valets de leurs donner quelques pièces lorsque l'un d'entre eux, visiblement plus hardi s'approche et se plante véritablement devant moi, m'obstruant le passage et me dis :
« Messire, je vous en prie, pardonnez moi mais peut-être avez vous besoin pour vos homme ou pour vous même des services d'un forgeron ? »
D'un geste, j’interromps un de mes hommes qui s’apprêtait à faire déguerpir le jeune impertinent.
« D'un forgeron dis-tu ? Connaîtrais tu par hasard un certain Nathaniel ? »
« Oui-da Messire, le meilleur forgeron de Volantis ! »
« Bien, très bien mon garçon, conduit moi donc à ce Nathaniel. »
Suivi de mes hommes, je m'engouffre peu à peu dans la ville à la suite de l'enfant, tandis que sa troupe à lui, nous suit à distance.
Enfin,il s’arrête, devant nous une échoppe modeste, trop modeste.
« Es tu bien sur que c'est là la forge de Nathaniel ?! » dis-je.
« Oui, oui Messire, j'en sur certain, je vous en prie entrez. »
Méfiant, comme à mon habitude, je décide de sortir mon épée, geste aussitôt reproduit par mes hommes et entre.
Les vapeurs chaudes du lieu nous entourent alors, seulement troublées par un martèlement régulier, un marteau dirait-on, j'avance pas à pas, perdu dans ce brouillard, l'épée tendue prête à s'abattre sur l'assassin potentiel.
Après quelques secondes, longues secondes, le voile se lève enfin, laissant apparaître un homme de corpulence moyenne, cheveux noirs, barbe noire, voilà donc mon homme, celui qui va restaurer l'honneur de ma famille.
« Êtes vous bien Nathaniel, le plus grand forgeron de Volantis ? Le seul capable de forger l'acier valyrien ? »

   
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(#) Ven 12 Oct 2018 - 16:27
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Nath & Tywin





En attendant que les gamins reviennent - ou pas - avec quelque client intéressé par mes talents, je retourne à cette épée, sur laquelle je dois avouer mettre plus de travail qu'on ne m'en a demandé. S'il y a bien une chose que je déteste, ce sont les armes nues, parfaitement impersonnelles, comme on en donne 50 par heure aux nouvelles recrues des régiments. J'estime que quitte à faire appel à un forgeron compétent, autant qu'il fasse du bon travail, même s'il ne mettra pas plus de beurre dans ses épinards avec le prix final de l'arme. Je sais, ce n'est pas en vendant au prix d'une arme lambda une arme personnalisée que je vais faire ma fortune, mais entre nous, la fortune, je l'ai trouvée depuis longtemps dans la vie que je mène.

Mon atelier est constamment plongé dans l'humidité moite et la chaleur étouffante de ma forge, le brouillard y étant constant. Et pourtant, mes sens se sont largement faits à cet environnement, mon instinct sachant me prévenir d'une présence étrangère en ces lieux. Je tourne rapidement le regard vers le nouveau venu, remarquant aussitôt l'épée tendue devant lui. Un geste trop ostentatoire pour que je m'en méfie, je dirai. La plupart des assassins évitent de vous montrer la dague qu'ils comptent vous plonger entre les côtes. Et puis, je tiens dans la main droite une épée sinon finie, capable de trancher, et dans la gauche un marteau dont je sais largement me servir. Je suis bien armé. Malgré le fait qu'il n'est pas seul. Qu'ils me fassent confiance pour en abimer plus d'un avant de me rendre.

D'ailleurs, alors que je lève l'arme en cours de finition devant mon regard, me tournant vers la lumière du jour peinant à filtrer ici en vue d'observer le résultat de mon travail, le nouvel arrivant range son épée au fourreau, tout en m'adressant la parole. Le plus grand forgeron? Certes non. Par contre, son histoire d'acier valyrien m'intrigue au plus haut point.
Je pose donc l'épée sur le coté de ma forge avant de lui offrir toute mon attention.

"Nathaniel Orsan, c'est bien moi. De l'acier Valyrien vous dites? Vous possédez telle lame?"

On ne peut pas dire qu'on en croise souvent, de celles là. Et encore, les Dothrakis en ont parfois quelques dagues dans leurs affaires. Leurs trésors, à ceux là? Leurs lames et leur chevaux. La dernière fois que j'ai eu affaire à eux, je me suis retrouvé avec deux poulains attachés devant ma porte. Sont gentils mais j'suis forgeron, pas maquignon.

"J'ignore si je suis le seul, mais effectivement, je sais me débrouiller avec ce genre d'acier. Pour commencer, dites à vos hommes de sortir."

Je ferme les yeux un instant, désespéré de la discipline de ces soldats, lorsque le bruit du métal glissant à terre me parvient aux oreilles. J'allais justement venir à ce point.

"Si possible sans mettre mon atelier sans dessus dessous. Je tiens à mon rangement."

Oui ben c'est rangé à ma façon. Le prochain que je surprend à regarder autour de lui comme si j'avais dit une ânerie va vraiment finir par apprendre que je ne sais pas que les fabriquer, les épées. Mais je suis trop gentil, je crois, alors je détourne le regard des soldats en uniforme pour revenir à celui qui est sans conteste leur chef.

"Sinon, je peux voir cette lame? Profitez-en pour me dire ce dont elle a besoin, à votre humble avis."

Oui, je suis le forgeron ici. Si il y en a un pour savoir ce dont une lame a besoin, c'est moi. D'un autre coté, si il est ici au premier abord, c'est qu'il pense que sa lame a besoin de quelque chose. Y a plus qu'à voir si nos avis concordent.










Nathaniel Orsan


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(#) Hier à 13:54

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Nathaniel Orsan et Tywin Lannister

   
Il se retourne alors, ses mains enserrant une épée rougit par les flammes, sûrement son précédant travail, d'ailleurs la façon dont il la tient ne représente visiblement pas une menace, je rengaine alors la mienne, action immédiatement répété par mes soldats.
Mon geste semble avoir délié sa langue car après avoir posé sa lame sur un coté il me répond enfin.

« Nathaniel Orsan, c'est bien moi. De l'acier Valyrien vous dites? Vous possédez telle lame?
J'ignore si je suis le seul, mais effectivement, je sais me débrouiller avec ce genre d'acier. Pour commencer, dites à vos hommes de sortir. »


Un mouvement de ma part et ma garde dans une discipline exemplaire sort alors, l'un d'ente eux fait cependant tomber au sol une arme quelconque, chose que le forgeron devant moi ne semble guère apprécier.

« Si possible sans mettre mon atelier sans dessus dessous. Je tiens à mon rangement. »

Je ne réponds pas, un Lion n'a pas à être concerné lors d'échanges aussi basique que ceux-ci, de plus ça n'a aucune valeur quelque soit la lame, contrairement à celle que je porte à l'instant.

« Sinon, je peux voir cette lame? Profitez-en pour me dire ce dont elle a besoin, à votre humble avis. »

Je dégaine alors une autre lame, plus grande, large et lourde, une épée à deux mains, j'ai toujours détesté ce genre d'arme. Trop lente, peu maniable, aucun intérêt, combien d'hommes porteur d'épées aussi grandes j'ai tué ? Cinquante ? Soixante ? Je ne sais plus, mais le chiffre est important.

« Voici Maitre-Forgeron, Glace, l'épée ancestrale de la famille Stark, j'attends de vous que vous la reforgiez en une seule épée, mais à une main, qui puisse servir sur le champs de bataille, voire deux si il y a suffisamment d'acier.
Evidemment j'exige que les décorations, dorures soient faite en fonction de ma Maison, les Lannister. En cela, remplacez le Loup par le Lion. De plus, je vous donne un budget illimité, faite ce qu'il vous plaît avec or, diamants, saphirs, émeraudes, rubis et autres, je demande seulement que cela n'altère en rien son emploi au combat.
Croyez vous pouvoir faire cela ? »


   
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